Le film du Dimanche soir


Le film du dimanche soir, c’est du cinéma… à la radio.
Jérôme propose à l’écoute l’intégralité d’un film, culte ou chef d’œuvre oublié…
Un dimanche sur deux à 20h.

Décembre 2016 : The barber

The Barber, de Joel et Ethan Coen (2001).

Ed Crane est garçon-coiffeur de son état. Un gars tranquille. Jamais un mot plus haut que l’autre. Pas du genre à chercher l’embrouille ou à rêver d’aventure, non… Ed est un type tranquille, taiseux, qui se satisfait de sa petite vie, son petit job, de sa petite maison, de sa petite femme qui pourtant le trompe mais bon, « après tout, on est en démocratie » dit-il, mi-ironique, mi-fataliste.

Mais alors, qu’est-ce qui t’a pris, Ed ? Est-ce l’air conditionné, le soleil de plomb, l’after-shave du salon… ou ce type venu se faire raser à l’heure de la fermeture ? Qu’est-ce qui t’as pris de vouloir faire chanter l’amant de ta femme ? Tu pensais que tout irait sur des roulettes ? Bien sûr que non… Au fond, tu savais même que tout était perdu d’avance. Mais tu a quand même plongé dans l’abîme, comme à ton habitude… tranquille.

Novembre 2016 : Buffet froid

Buffet froid est un film français réalisé par Bertrand Blier sorti en 1978.

Alphonse, un trentenaire au chômage, fait la connaissance d’un homme en attendant le métro. Plus tard dans la soirée, il le retrouve en train de mourir, son propre couteau planté dans le ventre. Quand il rentre dans la tour où il vit seul avec sa femme, Alphonse fait la connaissance de Morvandiau, un bien étrange inspecteur de police, et d’un vieil assassin paranoïaque. Ensemble, ils s’apprêtent alors à vivre une nuit complètement folle, peuplée de situations rocambolesques et de meurtres absurdes…

L’intrigue de cette comédie dramatique est pleine d’humour noir et grinçant. On ignore la plupart des raisons qui poussent les protagonistes à agir systématiquement à l’inverse de ce que l’on peut attendre d’eux. Ainsi, l’inspecteur de police admet les meurtres, en commet lui-même et prétend ne pas s’en préoccuper en dehors de son service.

Le style du film est fortement empreint de surréalisme, proche des films de Luis Buñuel. On pense aussi au théâtre d’Alfred Jarry et d’Eugène Ionesco1.

La mise en scène de la station de RER de La Défense, alors en fin de construction avec des tours qui n’accueillaient pas encore chaque jour 170 000 employés comme aujourd’hui, présente un espace urbain déshumanisé, froid et angoissant, filmé de nuit, dans lequel les seules rencontres à attendre sont des êtres en marge. Toutes les scènes « urbaines » furent tournées à Créteil, dans des quartiers encore en chantier.

Source : Wikipedia


Juin/Octobre 2016 : rediffusion

Mai 2016 : Le mari de la coiffeuse

Le mari de la coiffeuse (1990) de Patrice Leconte, avec Jean Rochefort et Anna Galiena.

France, fin des années 40. Encore enfant, bientôt adolescent, Antoine a l’âge où les sens s’éveillent. Il goûte à ses premiers émois chaque fois qu’il se glisse dans le fauteuil en skaï du salon de coiffure de Mme Sheiffer. L’eau chaude qui coule sur sa nuque, les mains de la shampouineuse dans ses cheveux, ses seins qui frôlent ses épaules… C’est décidé, plus tard, Antoine épousera une coiffeuse. Et ce sera à la vie, à la mort.

Archives

Mars / Avril 2016 : Le fanfaron


Février 2016 : Le jour où la Terre s’arrêta
 


 

Film américain tourné en 1949 par Robert Wise (à ne pas confondre avec son remake de 2012 que tout le monde a oublié), Le jour où la Terre s’arrêta raconte les quelques jours passés sur notre planète par un extra-terrestre, dans le but de délivrer un message urgent aux peuples de la Terre.
Film très bavard, avec très peu d’action, une série B parmi tant d’autres, avec des acteurs de seconde zone, même pas en couleurs… Mais, premier film du genre SF à inverser les rôles : ici, l’extraterrestre est le gentil et les terriens sont les méchants. En pleine Guerre froide, il porte donc un regard critique sur la société américaine et la parano que font peser les deux camps sur le monde.
Film pacifiste, mais pas angélique, un rien désabusé, Le jour où la Terre s’arrêta tend un miroir pas déformant à un monde croupi de haine de l’autre. Par-là, il entrera dans l’histoire de la Série B et du cinéma en général.



Janvier 2016 : Adieu

Adieu

Menacé en Algérie, Ismaël émigre en France, le temps que ceux qu’il fuit l’oublient. Il raconte son parcours clandestin sous la forme d’un conte biblique, l’histoire de Jonas dans la baleine.
Ailleurs en France, un vieil agriculteur perd son plus jeune fils. Ses trois enfants l’aident à traverser l’épreuve des funérailles, mais le vieux père sombre dans une sorte d’indifférence mélancolique, perdant peu à peu la force de vivre.
Ces deux histoires ne se rencontrent pas.